« 1. Le gouvernement a commencé depuis quelques mois à bouleverser en profondeur notre système de recherche et d'enseignement supérieur public. Dans son discours du 22 janvier 2009, N. Sarkozy a annoncé son intention d'accélérer le processus de démantèlement de la recherche et de l'enseignement supérieur, voulant en finir avec ce qu'il qualifie d'“organisation désastreuse”. Il a par ailleurs dénoncé notre “faible productivité”, contre toute objectivité et faisant fi de notre reconnaissance internationale, en particulier dans le domaine des sciences humaines qui nous concerne en premier lieu. En désaccord profond avec ce “diagnostic” alliant mensonges, calomnies et affirmations sans source, nous n'acceptons pas la démolition programmée de nos institutions. 2. Nous, qui sommes une UMR à la confluence du CNRS et de l'université, affirmons notre adhésion au mouvement des étudiants, et des enseignants-chercheurs et personnels administratifs de l'enseignement supérieur rassemblés au sein de la Coordination des universités ; nous affirmons notre appui aux décisions de l'assemblée générale réunie au siège central du CNRS à Paris le jeudi 12 février : – contre le projet de décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs qui fait de l'enseignement une punition et établit la concurrence entre collègues, Nous demandons : – l'arrêt du démantèlement des établissements de recherche (notamment le CNRS) au profit des agences gouvernementales, 3. Ceci ne signifie aucunement que nous sommes partisans de l'immobilisme et du statu quo, comme en témoignent les nombreuses propositions des États Généraux de la Recherche (2004) et dont le gouvernement n'a tenu aucun compte, mais nous refuserons désormais, chacun à la mesure de ses moyens et de ses responsabilités, de contribuer à la destruction de l'actuel système de recherche de notre pays, en particulier au démantèlement des établissements de recherche cédant la place à des “agences”, et à la diminution des postes statutaires. 4. Pour ces raisons, nous déclarons aujourd'hui que le CEAN, UMR 5115 CNRS-Sciences Po Bordeaux est en lutte pour défendre la recherche et l'enseignement supérieur. » |
Membres de l'équipe permanente : .......................... 30
Ont voté « oui » : .................................................... 22
Ont décidé de ne pas participer au vote : .................. 2
Dans l'immédiat, la situation de “laboratoire en lutte” se manifestera par :
– l'apposition d'une banderole “CEAN, labo en lutte”
– l'adoption d'une motion “CEAN, labo en lutte” à faire figurer sur le site et à faire connaître (voir fichier attaché).
– l'ouverture du site internet du CEAN par une “page d'accueil de lutte”, reproduisant la motion et incluant des liens vers divers sites d'information sur les luttes en cours (SLR, C3N, collectif Jeunes chercheurs précaires, etc.)
– se joindre, dans le contexte actuel, au boycott des expertises AERES et ANR selon les modalités proposées par le C3N du CNRS (C3N= bureau du Conseil Scientifique du CNRS, du bureau de la Conférence des Présidents des sections du Comité National, présidents des Conseils Scientifiques de Département du CNRS), puis conformément à la motion adoptée le jeudi 12 février par l'assemblée générale réunie au siège national du CNRS le jeudi 12 février.
Se documenter sur les luttes en cours et la défense de la recherche publique:
– lettre à la population pour expliquer les motifs de notre lutte: <http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2482>
– site de l'association “Sauvons la Recherche”: <http://www.sauvonslarecherche.fr/>
– site de l'association “Sauvons l'université”: < http://www.sauvonsluniversite.com/>
– site du C3N du Comité national de la Recherche scientifique: <http://www.c3n-recherche-scientifique.fr/>
– blog des jeunes chercheurs précaires: <http://www.emploi-erp.net/blog/?p=1>
- texte de la motion adoptée par l'assemblée générale réunie au siège central du CNRS à Paris le 12 février: < <http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2519>